dimanche 28 juin 2009

De la route de la mort au nouvel an aymara








24/06 Mon dernier billet n’est pas bien vieux, et pourtant tant de choses se sont passées depuis sa mise en ligne, que je ne résiste pas à l’envie d’en écrire un nouveau. D’autant plus que depuis ce matin je suis clouée au lit par une indigestion sévère de « pique a lo macho » (pour que vous compreniez, voici une liste (non exhaustive) de ses composants : frites, bananes plantains (frites), oignons (frits), tomates, saucisses, chorizo, morceaux de bœuf, œufs durs, le tout baignant dans un de jus de cuisson épais et bien gras… ce plat est certainement le pire ennemi des diététiciens boliviens… et désormais également le mien). C’est aussi le genre de plat pas franchement agréable à régurgiter, mais je vous passe les détails (en plus, depuis une heure, ça va mieux : je viens même de m’enfiler une barquette de riz blanc et un bout de pain. J’attends un output positif de mon système digestif. La réponse en fin de billet !)…

Je vais commencer par vous parler du cratère de Maragua, ou Coline, Gaëlle et Michael (deux amis français qui travaillent également pour Ayni), Bruno et moi sommes allés il y a déjà deux semaines. Nous nous sommes retrouvés à 9h un samedi matin dans un quartier périphérique de Sucre. D’après le guide du routard, ma « bible de voyage », c’est de là que partent les bus pour Chaunaca, un petit village situé a 3h de marche de Maragua et de son cratère. En fait de bus, c’est dans un camion de marchandises que nous avons grimpé. Nous nous sommes installés sur la cabine du chauffeur, les pieds a quelques centimètres des visages des paysan(nes) assis en dessous de nous, au milieu de sacs de céréales et autres produits agricoles.

En effet, ici les denrées sont encore souvent acheminées jusqu’aux petits villages a dos d’hommes (ou de femmes) ! Les Boliviens sont capables de parcourir des distances impressionnantes chargés comme des mulets ! (Petite pause car le riz ne passe pas… je vais troquer l’ordinateur pour la bassine et attendre. Advienne que pourra)


25/06 : Depuis mon billet d’hier, j’ai avalé un petit bout de kouign aman (délicieux gâteau breton préparée par Gaëlle), que j’ai vomi au milieu de la nuit, ainsi qu’un bout de pain et une banane ce midi, laquelle est toujours coincée dans mon oesophage. Du coup, je reste au lit aujourd’hui, et en profite pour reprendre mon récit...


Bref, je poursuis sur le cratère de Maragua. Quelques minutes après notre départ de Sucre, surprise : une vache nous a rejoint ! Il a fallu plusieurs minutes pour la faire monter et la caler tant bien que mal au bout de la remorque, mais ensuite, elle n’a pas bronché du trajet. De mon coté, vu comme nous peinions a garder l’équilibre en position assise, j’ai souffert de voir ses fines pattes maintenir tant bien que mal son gros corps tout le long du trajet (et tout ça pour finir a l’abattoir, sauf qu’a la différence des pauvres bêtes d’élevage, celle-la aura passé ses jours a l’air libre !)

Après une bonne heure et demi de camion sur d’étroites routes de montagne en lacets, le chauffeur nous a débarqué a une intersection d’où partait le chemin que nous cherchions. Plein d’entrain, nous nous sommes mis en marche.


En général, quand on part faire de la randonnée en Bolivie, il est dur de savoir précisément combien de temps il va falloir marcher. Les « locaux » ont peu la notion du temps et des kilomètres. Ce week-end là, quand on demandait aux gens en chemin combien de temps il nous restait jusqu’a Maragua, certains nous répondaient un quart d’heure quand quelques mètres plus loin d’autres nous disaient « une heure » … les boliviens n’ont pas la même notion du temps que nous : ils savent combien de courbes restent avant d’arriver a leur village, ou quelle heure il doit être selon l’emplacement du soleil dans le ciel, mais pour nous occidentaux habitués aux données exactes, ça reste flou ! Au final une bonne marche nous attendait puisque nous avons mis 4h a atteindre Maragua (nous pensions en avoir pour 2h30 au plus). Nous y sommes arrivés vers 16h de l’après midi, morts de faim et pressés de trouver un endroit ou camper. Le village, avec ses ruelles désertes, sa petite boutique (fermée à notre arrivée), et son église délabrée, ressemblait à un village fantôme. Située au centre d’un immense cratère aux origines obscures (météorite ? éruption volcanique ? Chacun y va de sa version), ses habitants vivent de leur travail aux champs et de l’élevage de bétail, qu’ils partent régulièrement échanger en ville contre les produits de première nécessité qui leur manquent. Après une autre demi-heure à errer dans le village a la recherche d’une bonne âme pour nous renseigner, nous sommes finalement tombés sur de belles cascades à quelques pas du village et avons décidé d’y camper. Il était temps car le soir commençait déjà à tomber (eh oui, ici c’est l’hémisphère sud. En ce moment, il fait nuit à 18h)! Nous avons disposé des pierres en rond puis sommes allés ramasser les quelques maigres brindilles qui traînaient alentour pour faire chauffer la soupe de Gaëlle. Au terme des préparatifs, nous étions parés pour une courte mais délicieuse soirée au coin du feu, à boire de la soupe, du Singani, et à jouer au tarot. Mais des 22h, le froid ayant gagné en intensité, chacun a rejoint son duvet.



Le programme du lendemain était pour le moins incertain : des habitants nous avaient annoncé qu’une « réunion de travail » devant avoir lieu a la mi-journée, un camion pour Sucre partirait dans l’après midi. Par contre, concernant l’heure du départ, les versions différaient : 12h, 14h, 16h, 18h… impossible de savoir ! Comme c’était notre unique chance de rejoindre Chaunaca en transport motorisé, nous étions déterminés à attendre. A midi, nous nous sommes donc installés sur la place de l’église. Plusieurs heures ont passées. Vers 15h, Coline, montée sur un muret et parée de jumelles, a enfin aperçu un véhicule garé sur la place centrale. Pleins d’espoir, nous nous sommes empressés d’aller à sa rencontre. C’était bien le camion que nous attendions mais, manque de bol, ses chauffeurs étaient occupés à arranger un pneu. Il nous a fallu attendre une heure de plus avant d’enfin démarrer : il était 17h.


Ce dont nous ne nous doutions pas encore, c’est que non seulement son pneu, mais l’état entier du camion, laissait à désirer. Apres quelques kilomètres, c’est d’abord la boite de vitesse qui a lâché. Par chance, quelques « arrangements » (et rasades d’alcool pour le chauffeur) plus tard, c’était réparé et nous pouvions repartir. Quelques dizaines de mètres plus loin, c’est un pneu qui a explosé. Heureusement, inutile de s’arrêter pour si peu : les pneus étant montés sur des jantes doubles, le second ferait l’affaire. Dans le camion, l’ambiance était un peu tendue : les blancs évacuant le stress a grand renfort de blagues, les Boliviens priant silencieusement pour que cet énième trajet Maragua-Sucre ne soit pas leur dernier. Heureusement (ou « miraculeureusement »), nous sommes arrivés sain et sauf a Sucre, vers 20h, fatigués, la faim au ventre, mais contents du week-end !


Trois jours plus tard, je devais partir pour Arica, au Chili, rejoindre Cristian et Juan Luis, deux amis, pour passer quelques jours de vacances avec eux. Mon passeport étant toujours entre les mains de la migration, Nelly m’avait aidé a rédiger une lettre a l’attention des services migratoires de La Paz afin d’obtenir un « prêt exceptionnel de passeport », le temps de faire l’aller-retour au Chili. Manque de chance : après quatre heures d’attente face a des fonctionnaires bien peu coopératifs, on m’a annoncé que mon passeport n’était pas encore arrivé a La Paz et qu’on ne pouvait donc rien pour moi. Apres m’être énervé juste ce qu’il faut contre l’agent qui m’avait fait attendre 4h pour rien (dans ce genre de lieu, vaut mieux savoir se contenir), j’ai ramassé mes sacs (et ceux de Bruno, resté avec moi toute la matinée a attendre… merci mon chéri) et suis partie, en rage. Finalement, tandis que Bruno partait attendre Olivier (un de ses amis), au Pérou, je suis restée a attendre Cristian et Juan Luis a La Paz. Cristian est arrivé le lendemain soir et Juan Luis le soir suivant.


La semaine à La Paz s’est vraiment bien passée. Moi qui pensais déjà bien connaître la ville, je n’ai cessé de découvrir de nouveaux lieux et de vivre de nouvelles expériences. L’hôtel, déjà, une petite pension a l’écart du brouhaha du centre, avec des fleurs et des animaux, m’a fait du bien. La descente de la route de la mort en vélo, ensuite, s’est avérée une expérience inoubliable. Pour une trentaine d’euros la journée, une agence vient vous chercher a votre hôtel a 8h et vous conduit au départ de la longue descente qui conduit a Coroico (ville des Yungas déjà mentionnée dans le billet « Cocoroicooo »). Là, après le petit-déjeuner, servi sur le bord de la route, chacun enfile son équipement (un pantalon et une veste de K-way, plus un casque, et même des protections pour ceux qui ont payé un peu plus cher (c'est-à-dire pas moi)). Ensuite, c’est parti pour 3 bonnes heures de descente, d’abord sur une route asphaltée sur une vingtaine de kilomètres, ensuite sur un chemin caillouteux qui serpente a flanc de montagne pendant une quarantaine de kilomètres. Les premiers mètres, on s’accroche au guidon et on écarquille bien grand les yeux pour ne pas tomber, et puis on s’habitue : on apprend a amortir les chocs et a bien prendre ses virages. Seule fille du groupe, je dois dire que je ne m’en suis pas trop mal tirée. Cette route, encore empruntée par les camions et les bus il y a quelques années, comptabilise des centaines de morts (il y en avait 150 par an en moyenne, soit l’équivalent de trois bus pleins…). Aujourd’hui, à part les touristes trop casse-cou qui, ne se rendant pas compte du danger, finissent par quitter la route, les accidents sont plus rares. C’est surtout que les véhicules a moteur empruntent désormais une autre route, beaucoup mieux aménagée et par conséquent beaucoup moins dangereuse ! Nous sommes tous arrivés sain et sauf en bas, tout suant dans nos gilets orange, et assoiffés par le changement brutal de température qui s’opère pendant la descente (on arrive en zone tropicale !). A l’arrivée, après une ultime photo souvenir (que je ne peux pas m’empêcher de mettre en ligne tellement je la trouve drôle…), l’agence nous a déposés dans un hôtel avec douches, piscine et buffet a volonté. Certes, c’est bien agréable, quoiqu’un peu trop « arrangé » a mon goût. Toutes les agences viennent déposer leurs « death-roadeurs » dans le même hôtel aux allures de club Med et leur remettent un tee-shirt estampillé « Death Road Survivor » : pas trop mon style… En tous cas, malgré ce regrettable passage obligé par une agence, croyez moi, descendre la route de la mort en vélo vaut vraiment le coup ! Je n’hésiterai pas une seconde à remonter en selle!


Le lendemain, mes deux compères et moi-même avions décidé de partir pour Sorata, un petit village a deux heures et demi de La Paz en direction du Pérou. A midi, une fois toutes les formalités administratives remplies, Cristian a enfin pu prendre le volant de (l’immonde) jeep dorée qu’on avait loué pour l’occasion (il n’y avait plus qu’elle de disponible…). Nous avons alors pris l’autoroute en direction d’El Alto, passage quasi obligé pour sortir de La Paz. Sur la route, quel étonnement de ne voir aucun panneau d’indication, aucune limitation de vitesse, et, encore plus étonnant, quasiment aucun autre véhicule. Mais ce n’est qu’en arrivant au péage d’El Alto que nous avons appris la raison de cette absence temporaire (de véhicules bien sur, pas d’indications) : le bloqueo ! Arrivés au péage, pas moyen de passer. Voitures et camions faisaient demi-tour les uns après les autres. Un policier nous a expliqué la raison de cette grève générale : le prix du transport ayant augmenté, les habitants d’El Alto avaient décidé de manifester leur mécontentement en bloquant l’accès a la ville toute la journée. On nous a annoncé que ça allait durer jusqu'à 18h environ (heure ou la nuit tombe). Nous avons fait demi-tour, un peu sonnés par la nouvelle, puis, décidés a ne pas nous laisser décourager si vite, nous nous sommes mis a parcourir les rues de La Paz a la recherche d’un autre passage. Malheureusement, tous les accès étaient bloqués. Vers 16h, après plusieurs tentatives, nous avons enfin réussi à pénétrer dans El Alto par une voie détournée. Bien mauvaise idée puisque ce que nous ne savions pas, c’est que le blocus s’était déplacé du péage a l’intérieur de la ville. Dans les rues d’El Alto, quelques voitures tournaient désespérément a la recherche d’une issue, mais rien a faire : les rues étaient bloquées par des pierres, des jantes enflammés ou des Bolivien(nes) plus que déterminés. Personnellement, je n’en menais pas large : moi, avec ma tête de gringa (terme péjoratif qui désignait au départ les Américains mais qui s’est étendu a l’ensemble des étrangers, toutes origines confondues), au volant d’une jeep dorée (si si, je conduisais!), perdue dans El Alto bloqué… on a fait plus rassurant. Il faut savoir qu’El Alto est un peu le chantre de l’anti-impérialisme bolivien. L’USAID, agence américaine pour le développement, s’en est faite expulsée l’année dernière, et partout dans la ville on peut lire des slogans pro-Evo Morales (et contre l’incursion de firmes étrangères dans l’économie bolivienne). Finalement, vers 17h30, la nuit tombant, nous avons décidé de redescendre à La Paz… et de rendre la voiture. Vu la dangerosité des routes boliviennes, partir pour Sorata si tard aurait été de la folie !


Petit photo souvenir (pris par le mec de l'agence) avant de lui rendre la jeep...


Le lendemain, après avoir rendu la voiture à l’agence (qui heureusement ne nous a fait payé qu’une journée), nous nous sommes consolés en allant à La Valle de La Luna. Cette vallée, située a une petite heure en micro (nom donné aux transports en commun ici : des camions de toute taille, ancienneté et nationalité, quoique maintenant beaucoup viennent de Chine…) du centre de La Paz, porte bien son nom : elle ressemble vraiment a des paysages lunaires. L’érosion a donné naissance a d’étranges formes pierreuses entre lesquelles, moyennant le paiement d’un droit d’entrée au site, il est possible de se promener. Ca m’a beaucoup rappelé la Valle de la Muerte a San Pedro de Atacama au Chili : hyper aride, hyper dépaysant… et hyper beau !


Mardi soir, après mes aux-revoirs avec Cristian et Juan Luis qui repartaient au Chili, je suis allée m’installer chez Daniel ou devait me retrouver trois jours plus tard Charlotte (partie escalader le Machu Pichu avec les trois amis bretons qui ont quitté Sucre il y a quelques semaines), l’autre Charlotte accompagné de Guillaume, son copain, en visite pour quelques semaines, Coline, Olga, ainsi que Bruno et son pote Olivier. J’ai profité de ces trois jours de calme pour bosser mes ateliers et assister a un cycle de conférences sur les avancées du processus de changement en Bolivie (réforme de l’Etat, réforme constitutionnelle, nationalisation des hydrocarbures, adaptation du multiculturalisme dans la pratique…).


L’événement était organisé par l’Alliance française en partenariat avec le musée d’ethnographie et de folklore de La Paz. Du coup, plusieurs chercheurs français, dont certains m’avaient servi à rédiger mon mémoire sur la Bolivie il y a deux ans, étaient invités ! Ca m’a fait plaisir de remettre le pied dans le monde de la recherche et de la politique, mais je n’ai toujours aucun regret de l’avoir abandonné. Chacun son truc. Pour le moment j’ai besoin de concret, c’est comme ca !




Pourquoi donc tout ce beau monde me rejoignait-il a La Paz ? Pour aller assister, le dimanche 21 juin au matin, au « wilkakuti » (nouvel an aymara) sur les ruines de Tiwanaku, ancienne cité préhispanique, et même pré-incaique située dans les environs du lac Titicaca. En effet, pour les indiens de l’Altiplano, le solstice d’hiver concorde avec le commencement d’une nouvelle année agricole. A cette occasion, ils ont coutume de se rassembler face a la célèbre Puerta del Sol pour y recevoir les premiers rayons du soleil (et capter l’énergie astrale !) Cette année, les aymaras entraient dans l’an 5517 de leur calendrier !


Nous sommes partis de La Paz le samedi après midi, a 12 dans un minibus loué pour le week-end. En chemin, la police nous a distribué des masques destinés à éviter une éventuelle contagion de grippe porcine, que nous avons tous enfilés en riant, pour les retirer quelques mètres plus loin. A notre arrivée a Tiwanaku, ce sont d’abord des dizaines de mètres d’étalages de bonnets, écharpes, bas, gants et autres vêtements chauds a vendre qui nous ont accueillis. Au solstice d'hiver, c’est bien connu, le problème, c’est le froid ! La nuit, la température descend en dessous de - 6 degrés (ça c’est la température enregistrée le matin, au lever du soleil, quand ça commence doucement a se réchauffer). Du coup, pour tenir le coup, les Boliviens s’emmitouflent le plus chaudement possible, puis dansent et boivent toute la nuit. Pour ma part, après quelques té con té (thé de cannelle avec du Singani, un délice) et pas de danse sur la place centrale, je suis retournée au camion dormir quelques heures. A 6h, tout le monde debout ! Duvets sur le dos, nous sommes partis en direction des ruines. La bas, les mains levées face à l’aurore, des centaines de Boliviens étaient la pour accueillir le soleil. Devant la foule, les leaders indigènes procédaient a des rituels : sacrifices de lamas, incantations… même si l’on ne voyait pas grand-chose, l’émotion y était !



Avant de rendre le minibus, nous sommes allés déguster quelques truites sur les berges du Lac Titicaca (la truite est quasiment le seul poisson consommé en Bolivie. C’est un poisson d’eau douce, bien sur…). Nous n’avons vu qu’une petite partie du Lac mais je compte bien y retourner… !


Apres ces dix jours de vacances, il était temps de rentrer à Sucre. Pas question de rater plus longtemps mes ateliers ! En plus, depuis quelques jours nous sommes sur un projet : organiser mi-juillet une « feria alimenticia y de juegos». Qu’est ce que c’est que ca? Heuuu… c’est long à expliquer, ce sera donc pour un prochain billet !

Donnez moi des nouvelles !
Besos a todos, cuidense

Marion







Eva la chirimoya, mon fruit en papier maché
Je mettrais bientot ceux des enfants en ligne

































lundi 8 juin 2009

Cuando Sucre festeja su libertad

Dos semanas pasaron desde el 25 de mayo, gran día para Sucre que festejaba el bicentenario de su querido “Grito de libertad”. En efecto, aquí habría nacido, en 1809, un movimiento de contestación que se habría repercutido en toda América latina hasta desembocar 15 años más tarde en las declaraciones de independencia de todo el subcontinente. Desde hace varias semanas, Sucre estaba preparándose para esa gran fiesta. En todas partes se escuchaba hablar del bicentenario, los sucrenses no paraban de desfilar, y en todos los rincones eran organizados conciertos y exposiciones sobre el tema. Para ser honesta, a veces llegaba a ser un poco cansador: imposible bajar al centro sin encontrarse con un desfile (y con calles cortadas a la circulación, incluso la de los peatones...). Y para turistas no iniciados a las diferencias culturales interétnicas y a los significados de los bailes tradicionales, es triste de decir pero muy rápidamente tuvimos la impresión que todas se parecen.

¡Entre los mejores recuerdos del 25 están la « feria del chocolate », la del chorizo, así como los fuegos artificiales en el estadio! La del chocolate nos hizo bien porque no es nada fácil encontrar buen chocolate aquí. Y además la feria fue la ocasión de descubrir un cereal andino poco exportado: el amaranto. Algo similar a la quínoa, se encuentra en bebidas, sopas, o también como base de deliciosas barras de chocolate. La feria del chorizo tuvo lugar en las alturas de Sucre, en el mirador del cual ya he debido hablar. Al programa/menú: chorizo, cervezas, y conciertos. Consistente como desayuno dominical, pero tan rico…

En la noche, un concierto fue organizado en el estadio. Fuimos demasiado tarde cómo para conseguir sitios frente al escenario donde tenían lugar los conciertos (el cual daba la espalda a los tres cuartos del estadio…). Extrañamente, a pesar de que no veíamos el concierto y que la mitad del estadio estaba en la oscuridad, los escalones estaban llenos de gente! Una cosa es segura: en lo referente a la seguridad, ésta dejaba mucho que desear (permitir que un estadio entero esté lleno mientras no se ve a más de un metro, me pareció loco)…

De todas formas nos quedamos lo necesario para admirar unos fuegos artificiales memorables, ¡los más peligrosos y por ello más bonitos que jamás había visto! Los fuegos despegaban de en medio del terreno, adonde se podían divisar las sombras de los técnicos que corrían con antorchas encendidas en la mano, entre los humos y los petardos ¡Parecía de verdad una escena de guerra! Los fuegos explotaban encima del público sobre el cual, luego, bajaban las cenizas de los cohetes. Personalmente, no recibí nada, ¡pero tuve un buen incremento de adrenalina!

Hace falta que les diga también que dos días antes había realizado uno de mis más grandes deseos: ver a Evoooo (Morales, el presidente de Bolivia, para los incultos). Él estaba en visita oficial en Ravelo, un pueblito a 3horas de Sucre, para rendir homenaje a los héroes de la independencia de Bolivia ¿Por qué Ravelo? Por una parte porque es allá donde nació Juana Azurduy, una india que encabezó los movimientos de guerrilla contra los españoles en 1816. Por otra parte, porque dada la poca consideración que le confieren los habitantes de Sucre, es preferible que no venga a la ciudad misma (los sucrenses le hacen responsable de la pérdida de la « capitalia plena » así como de la muerte de dos habitantes durante los motines que tuvieron lugar en Sucre el ante año pasado).

Tuve mucha suerte de poder ir allá porque conseguí obtener un lugar al ultimo momento en el pequeño camión rentado por los miembros de Ñanta para la ocasión. Su director me había confirmado el día antes que iba a guardar sitios para Charlotte y yo, pero al momento de salir, se dieron cuenta de que el bus era demasiado pequeño como para que cupiéramos todos. Los de Ñanta decidieron dar prioridad a su gente y nos devolvieron el dinero de los pasajes diciéndonos que nos fuéramos. Yo tenía pánico frente a la idea de no ir. Por suerte, las dos Charlotte, que sabían hasta qué punto este viaje contaba para mí, insistieron para que me dejaran subir por lo menos a mí. Ellas, en cambio, se quedaron en la vereda… Nunca podré agradecerles lo suficiente por su gesto.

Desde este episodio, y aunque el viaje con ellos haya resultado bien, prefiero evitar a la gente de Ñanta. Siento al seno de este centro una atmósfera especial. El centro vive del dinero de unos extranjeros y del trabajo de voluntarios con los cuales las relaciones son ambivalentes. A veces se siente que los « ñanteños » tienen ganas de compartir con los extranjeros, y en otros momentos dejan entender a los voluntarios internacionales que siempre permanecerán extranjeros. Por ejemplo, cada vez que el profesor de cultura viene a hablar conmigo, es para decirme que yo no puedo entender lo que me dice porque no nací en Bolivia. Sin importar el origen que tengan, odio a la gente que venera su cultura hasta despreciar la de los demás…
Es importante amar su cultura y ser orgulloso de ella. Eso es, entre otras cosas, lo que permite intercambiar puntos de vista con los demás. Pero si me gusta cuando un boliviano me explica o alaba los meritos de tal o cual tradición, no me gusta que cuando lo hace intente demostrar la superioridad de su cultura. En mi opinión, ninguna cultura vale más que otra ¡Es tomando conciencia de la diversidad, que uno viene a relativizar sus propias creencias y se vuelve más tolerante!

¡En todo caso Ravelo fue genial! En la mañana, al salir de la sala donde habíamos pasado la noche, cuenta no fue nuestra sorpresa al ver el patio de la escuela lleno de soldados en pleno ensayo. Con sus uniformes verdes, amarillos, o rojos, parecían haber salido directamente de un dibujo animado. Hasta fui a Internet para comparar sus uniformes con los de los soldados franceses durante la primera guerra mundial… y no queda duda: ¡hay mucha similitud! Francia ha tenido mucha influencia en Bolivia, en particular sobre su construcción como nación, y no sería extraño que los militares se hubieran inspirado de uniformes franceses para crear los suyos.

¡Evo Morales llegó al mediodía en helicóptero! Después de haber pasado revista a las tropas, se subió al escenario para observar al desfile organizado en su honor. El desfile valía la pena porque además de los cuerpos profesionales « habituales » (médicos, maestros, estudiantes de todos tipos…), ¡había también muchos campesinos venidos de toda la región para desfilar delante de su presidente! Vestidos de forma tradicional, desfilaron al son de los sicuris y otros instrumentos andinos. Algunos alzaban la wiphala, la bandera de los pueblos indígenas.

Después de los desfiles, Morales hizo un largo discurso muy emocionante donde fustigó al neoliberalismo y dio cuenta de los avances de sus reformas. En un pequeño pueblo como Ravelo, se traduce por la llegada de un tractor o la construcción de nuevas infraestructuras… esas pueden parecer pequeñas cosas pero allá vale más que todos los discursos.
La semana siguiente llegaba Bruno que empezaba sus seis meses de viaje por América latina con unos días conmigo. Fui a buscarle a La Paz y decidimos pasar el fin de semana allá. Nos alojamos en casa de Daniel, él que había alojado a Mickael, Assia, Charlotte y yo a nuestra llegada a Bolivia hace dos meses y medio. Nos recibió de nuevo como reyes. Volvimos a hablar de software libre y terminó por convencerme de instalar Ubuntu en mi computador. Me falta aprender a utilizarlo, pero estoy motivada (sólo estoy esperando tener Internet en mi cesión Ubuntu para dejar de volver a Windows cada vez que quiero conectarme).
El fin de semana estuvo bien. El viernes paseamos en el barrio mercantil de La Paz (calles y calles llenas de mercancías de todo tipo y de alimentos nuevos para probar). Por fin fuimos al « mercado de las brujas », la parte donde se encuentran las tiendas de pociones, amuletos y otros remedios extraños para resolver todo tipo de problemas (desde la cirrosis hasta la pena de amor… ¡todo se cura!). Desgraciadamente (o por suerte), no compramos nada mágico ¡Lo único que adquirimos fue un pequeño llavero en forma de gorro peruano, para que la dueña de la tienda nos dejara tomar una foto!

Casi lo olvido: ¡en el camino del mercado, nos encontramos con un club de tenis de mesa! No pude resistir en entrar… e hice bien: su responsable nos invitó a volver el día siguiente para participar de un torneo. Volvimos en la tarde y nos encontramos cada uno en un grupo de cuatro o cinco jugadores. A pesar de que fuimos eliminados desde la primera vuelta, aquellos simpáticos jugadores nos invitaron a volver a visitarles, y dada su acogida, pienso mucho en aprovechar mis días en La Paz la próxima semana para jugar unos partidos con ellos.

El domingo por la noche tomamos el bus para Sucre donde llegamos el lunes, día del cumpleaños de Bruno y de mi taller de cocina con las mamás. En Bolivia, según la tradición, el que cumple debe sumergir la cara en un gran pastel de crema, y yo había prometido a las mamás iniciar Bruno en la tradición durante el taller. Francamente, puedo decir que honró la tradición (hasta lo hizo mejor que un verdadero boliviano porque puso toda su cara en el pastel. Ahora bien, he aprendido que la mayor parte del tiempo los bolivianos no remojan más que su boca).
Mañana empieza el fin de semana y vamos a acampar con amigos al cráter de Maragua, un « hueco perdido » en las montañas a unas horas de autobús y caminata de Sucre. Luego, el próximo martes, volveremos a La Paz. De allá, Bruno irá en dirección de Perú, donde debe encontrarse con un amigo, y yo tomaré un bus para Arica, en Chile, donde tengo que juntarme con Cristian y Macarena, dos amigos chilenos que encontré el primero en Salamanca en Erasmus hace cuatro años, y la otra en Bilbao el año pasado cuando trabajaba en el consulado de Francia. Lo previsto: playas, visitas, reencuentros, y luego partida para La Paz, ciudad que quieren visitar sin falta! Pequeño problema: todavía no sé si voy a poder dejar Bolivia porque mi pasaporte lo tienen los de la migración, y han previsto guardarlo dos meses, el tiempo necesario para editar mi visa. He presentado una solicitud excepcional de préstamo de pasaporte ante los servicios migratorios pero no sé si vaya a funcionar… ¡todo dependerá de la buena voluntad de los aduaneros en La Paz! A lo peor, me quedaré en La Paz y esperaré tranquilamente a Macarena y Cristian en casa de Daniel…

Bueno…Como pueden darse cuanta (y aunque empezó a hacer frío estos últimos días), ¡todo sigue yendo a pedir de boca bajo el sol de Sucre, y parece que va a continuar!
Muchos besos a todos. Cuídense
Marionnetta

vendredi 5 juin 2009

Un vent de liberté souffle sur Sucre












Deux semaines ont passé depuis le 25 mai, grand jour pour Sucre qui fêtait le bicentenaire de son cher “Grito de libertad”. En effet, c'est ici que serait né, en 1809, un mouvement contestataire qui se serait répercuté dans toute l'Amérique latine jusqu'à déboucher 15 ans plus tard sur les déclarations d’indépendance dans tout le sous-continent. Depuis plusieurs semaines, Sucre se préparait pour cette grande fête. Partout on entendait parler du bicentenaire, les défiles n'en finissaient pas, et aux quatre coins de la ville des concerts et des expos étaient organisés autour de ce thème. Pour être honnête, ça en devenait même un peu fatigant parfois : impossible de descendre en ville sans tomber sur un défilé (et sur des rues coupées à la circulation, y compris la circulation des piétons...). Et puis pour des touristes non initiés aux différences culturelles interethniques et aux significations que peuvent avoir les danses traditionnelles, c'est malheureux à dire mais sans explications on se lasse vite.







Parmi les meilleurs souvenirs du 25 mai : la « feria del chocolate », celle du chorizo, ainsi que le feu d’artifice au stade ! Les ferias sont des foires organisées autour d’un thème. Celle du chocolat nous a fait du bien car il n’est pas facile ici de trouver du bon chocolat. Et puis la feria a été l’occasion de découvrir une céréale andine peu exportée : l’amaranto. Semblable a la quinoa, on la retrouve dans des boissons, dans des soupes, ou encore comme base de délicieuses barres chocolatées ! La feria du chorizo, elle, se tenait sur les hauteurs de Sucre, au mirador dont j’ai déjà dû parler. Au programme/menu : chorizo, bières, et concerts. Costaud comme petit-déjeuner dominical, mais tellement bon…
Le soir, un concert était organisé au stade. Nous y sommes allés trop tard pour avoir des places face à la petite scène où avait lieu le concert (qui tournait le dos au trois quarts du stade…). Etrangement, malgré le fait qu’on ne voyait pas le concert et que la moitié du stade était dans le noir, les gradins étaient pleins ! Et niveau sécurité, ça laissait à désirer (laisser un stade entier se remplir alors qu’on y voit pas à 3 mètres, c'est de la folie)…







Nous sommes quand même restés assez longtemps pour assister à un feu d’artifice mémorable: le plus dangereux mais aussi le plus beau que j’ai jamais vu ! Les feux décollaient du milieu du terrain ou on pouvait apercevoir les techniciens en train de courir, torches en main, au milieu des fumées et des pétards. On aurait vraiment dit une scène de guerre ! Les feux d’artifice explosaient au-dessus du public sur lequel redescendaient ensuite les cendres des fusées. Personnellement, je n’en ai pas reçues, mais j’ai eu une bonne montée d’adrénaline !

Il faut aussi que je vous raconte que deux jours plus tôt j’ai réalisé un de mes vœux les plus chers : voir Evoooo (Morales, le président de la Bolivie, pour les incultes). Il était en visite officielle à Ravelo, un petit village a 3h de Sucre, pour rendre hommage aux héros de l’indépendance de la Bolivie. Pourquoi Ravelo ? D’une part parce que c’est la qu’est née Juana Azurduy, une indienne qui fut à la tête des mouvements de guérilla contre les espagnols en 1809. D’autre part parce que vu le peu d’estime que lui portent les habitants de Sucre, il est préférable qu’il n’y vienne pas (les Sucrenses le rendent responsable de la perte de la « capitalia plena » ainsi que de la mort de deux habitants lors des émeutes qui eurent lieu a Sucre l’année passée).

J’ai eu beaucoup de chance de pouvoir y aller car j’ai réussi à obtenir une place au dernier moment dans le petit bus loué par les membres de Ñanta pour l’occasion. Son directeur m’avait confirmé la veille qu’il y aurait des places pour Charlotte et moi, mais au moment de partir, les "ñantais" se sont rendus compte que le bus était trop petit pour que nous y rentrions tous. Ils ont bien sur décidé de donner la priorité aux gens de Ñanta et nous ont rendu l’argent des billets en nous disant de rentrer chez nous. J’étais paniquée à l’idée de ne pas partir. Heureusement, les deux Charlotte, qui savaient à quel point ce voyage comptait pour moi, ont insisté pour qu’ils me laissent monter au moins moi, et ca a marché. Elles, par contre, sont restées sur le trottoir… Je ne les remercierai jamais assez de leur geste.

Depuis cet épisode, et même si le voyage avec eux s’est bien passé, je préfère éviter les gens de Ñanta. Je ressens au sein de ce centre une ambiance particulière. Le centre vit de l’argent de quelques étrangers et du travail de volontaires avec lesquels les relations sont ambivalentes. Parfois on sent que les « ñantais » ont envie de partager avec les étrangers, à d’autres moments ils leur font bien sentir qu’ils resteront toujours des étrangers. Par exemple, à chaque fois que le prof de culture du centre est venu discuter avec moi, ça a été pour me dire que je ne pouvais pas comprendre de quoi il voulait parler parce que je n’étais pas née en Bolivie. Quelle que soit leur origine, je déteste les gens qui en viennent a vénérer leur culture au point de mépriser celle des autres…
Il est important d’aimer sa culture et d’en être fier, cela me semble entre autres une condition prealable a tout echange, mais si j’aime quand un Bolivien m’explique telle ou telle tradition, je n’aime pas quand il se met a essayer de me démontrer combien ses traditions sont meilleures que les miennes. Selon moi, aucune culture ne vaut plus qu’une autre et c’est bien ce qui fait la richesse de la diversité. C’est en prenant conscience de la diversité qu’on en vient à relativiser ses propres croyances et à être plus tolérant !

En tout cas Ravelo, c’était super ! Le matin, au sortir de la salle de classe ou nous avions passé la nuit, quelle ne fut pas notre surprise de voir la cour de l’école remplie de soldats en pleine répétition. Avec leurs uniformes verts, jaunes ou rouges, ils paraissaient tout droit sortis d’un dessin animé. Je suis même allée sur Internet comparer leurs tenues à celles des soldats français de la première guerre mondiale… et pas de doute : ressemblance il y a ! La France ayant beaucoup influencé la construction de la Bolivie en tant que nation, il ne serait pas étonnant que les militaires se soient inspirés d'uniformes français pour créer les leurs… mais comme je ne suis sure de rien, je prefere vous laisser juger par vous-même en regardant les photos.

Evo Morales est arrivé vers midi, en hélicoptère. Apres avoir passé les troupes en revue, il est monté sur la scène pour assister au défile prévu en son honneur. Le défilé valait la peine car en plus des corps de métiers « habituels » (médecins, maîtres, apprentis en tout genre…) il y avait également beaucoup de paysans venus des quatre coins de la région pour défiler devant leur président ! Vêtus de manière traditionnelle, ils défilaient au son des sicuris (flûtes de pan) et autres instruments de musique andin, certains brandissant la whipala, le drapeau des peuples indigènes.

Apres les défilés, Morales a fait un long discours très émouvant ou il fustigeait le néolibéralisme et rendait compte des avancées de ses réformes. Dans un petit village comme Ravelo, ça se traduit par l’arrivée d’un tracteur ou la construction de nouvelles infrastructures pour le village… et cela a beau sembler de petites choses, pour les habitants ce qu'ils observent autour d'eux est ce qui compte le plus.







La semaine suivante arrivait Bruno, qui débutait ses six mois de congé sabbatique en Amérique latine par quelques jours en Bolivie avec moi ! Je suis allée le chercher à La Paz ou nous avions décidé de passer le week-end. Nous étions hébergés chez Daniel, celui qui m’avait déjà logé à mon arrivée il y a deux mois et demi. Il nous a de nouveau reçus comme des rois. Nous avons encore discuté de software libre et il a fini par me convaincre d’installer Ubuntu sur mon ordinateur ! Il me reste à apprendre à m’en servir, mais la motivation est là (j’attends simplement d’avoir Internet sur ma cession Ubuntu pour arrêter de retourner sous Windows chaque fois que je veux me connecter)!







Le week-end s’est hyper bien passé. Le vendredi nous nous sommes promenés dans le quartier marchand de La Paz (des rues et des rues remplies de marchandises en tout genre et d’aliments inconnus à goûter). Nous sommes enfin allés voir le « marché des sorcières », c'est a dire la partie du marché qui abrite les boutiques de potions, amulettes et autres remèdes étranges destinés à résoudre tout type de problème (de la cirrhose au chagrin d’amour… tout se soigne !). Malheureusement (ou heureusement), nous n’avons rien acheté de magique, juste un porte clé en forme de bonnet péruvien mais c’était pour que la mamita qui tenait la boutique nous laisse la prendre en photo !







J’allai oublier : sur le chemin du marché, nous sommes tombés sur un club de tennis de table ! Je n’ai pas pu m’empêcher d’entrer… et j’ai bien fait : son responsable nous a invités à revenir le lendemain pour participer à un tournoi. Nous nous sommes retrouvés le lendemain après-midi à jouer chacun dans une poule de quatre ou cinq joueurs. Malgré le fait que nous ayons été éliminés des le premier tour, ces gentils pongistes nous ont invités à revenir, et vu leur accueil, je compte bien profiter de mes quelques jours a La Paz la semaine prochaine pour retourner échanger quelques balles!







A la fin du week-end nous avons repris le bus pour Sucre ou nous sommes arrivés le lundi, jour de l’anniversaire de Bruno et de mon atelier de cuisine avec les mamans. En Bolivie, la tradition veut que celui dont c’est l’anniversaire plonge la tête dans un gros gâteau à la crème, et j’avais promis aux mamans d’initier Bruno à la tradition pendant l’atelier. Franchement, je dois dire qu’il a fait honneur a la tradition (je dirai même qu’il a fait mieux qu’un vrai Bolivien car il a plongé la tête entière dans le gâteau, or j’ai appris par la suite que le plus souvent les Boliviens n’y trempent que la bouche) !







Voila voila… demain c’est le début du week-end et nous partons camper avec des amis au cratère de Maragua, un « trou perdu » dans les montagnes à quelques heures de bus et de marche de Sucre. Mardi prochain nous repartirons a La Paz. De là, Bruno prendra la direction du Pérou ou il doit retrouver un ami, et moi je prendrai le bus pour Arica, au Chili, ou je dois retrouver Cristian et Macarena, deux amis chiliens rencontrés le premier à Salamanque en Erasmus il y a 4 ans, l’autre à Bilbao l’année dernière pendant mon stage au consulat de France. Au programme plage, visites, retrouvailles, puis départ pour La Paz qu’ils veulent absolument visiter ! Petit hic : il n’est pas sûr du tout que je puisse quitter la Bolivie car mon passeport est actuellement entre les mains de la migration, qui a prévu de le garder deux mois, le temps d’éditer mon visa. J’ai présenté une demande exceptionnelle de prêt de passeport auprès des services migratoires mais je ne sais pas du tout si cela va fonctionner… tout dépendra du bon vouloir des douaniers de La Paz ! Au pire, je resterai à La Paz à attendre tranquillement Macarena et Cristian chez Daniel…







Voila voila…Comme vous le voyez (et même s’il a commencé a faire un peu froid ces derniers jours), tout va toujours pour le mieux sous le soleil de Sucre, et c’est bien parti pour durer !
Muchos besos a todos. Cuidense






Marionnetta

lundi 18 mai 2009

Momentos felices como aguacero

Al empezar este mensaje, es lunes, día del taller con las mamás de Mesa Verde ¡Aquí es el fin de la tarde y me resulta extraño pensar que deben de estar todos durmiendo (hay seis horas de diferencia entre Bolivia y Europa)!

¡El taller de esta tarde merece ser contado! La semana pasada, las mamás habían emitido el deseo de hacer « pollo al horno ». Coline y yo pensábamos hacer un taller « queques », pero como pollos y queques no me parecía constituir un menú razonable (sobre todo en plena tarde), había negociado con las mamás trocar el taller queques por un nuevo “taller ensaladas”. Pero esta vez se trataba de ensaladas verdes, mucho menos consistentes que las del primer taller (cuyas ensaladas eran a base de cereales). Había previsto cuatro ensaladas y tomado algunos riesgos poniendo frutas en la composición de dos de ellas. Había cuidado de incluir en cada una uno o dos ingredientes ricos en proteínas y lípidos, tanto para no chocar a las mamás como para que la comida permanezca equilibrada. Las cuatro ensaladas eran de piña/pomelo/palta, manzana/nuez/huevo, paltas/zanahoria/tomate/pollo y queso/huevo/pepino.

Cuando llegué, las mamás ya habían empezado: Habían puesto las piernas de pollo a remojar en una gran fuente con jugo de limón, salsa de soya y mostaza. Una vez todos las piernas empapadas de salsa, las pusieron al horno y se instalaron en las mesas donde estaban dispuestas las recetas y los ingredientes para el taller. Tenía miedo de que mis ensaladas « no las convencieran » pero, al contrario, todas mostraron mucha curiosidad por experimentar las mezclas y el taller estuvo bien ¡Y lo más bonito restaba: una vez todas las ensaladas listas, pudimos anunciar a las mamás que habíamos traído fotocopias de las recetas de los talleres para cada una de ellas!

Creo realmente que estaban contentas porque se apresuraron a ir a buscar las recetas que habíamos dispuesto en fila para que cada una compusiera su carpeta. Yo me puse al principio de la fila para inscribir el nombre de cada madre en su carpeta, primero porque no todas saben escribir bien, y luego porque a pesar de que ya era el octavo taller, todavía no me sabia los nombres de todas. Lo más divertido era verlas contar de nuevo sus recetas para asegurarse de no haber olvidado ninguna. Luego, cada una a su turno vino a pedir a Coline y yo que firmáramos sus carpetas ¡Durante unos minutos el taller se transformó en sesión de dedicatoria! No podía creerlo…

¡Luego, decidimos hacer una foto grupal! Desde el principio de los talleres, las mamás volteaban la cara en cuanto nos acercábamos para tomar fotos, pero esta semana su actitud pareció cambiar. Pienso que el hecho de haber empezado a enseñarles cada foto justo después de haberla tomado les dio confianza ¡En todo caso, si en las primeras fotos de grupo las mamás parecían intimidadas, después de unos clic el ambiente se relajó y las sonrisas aparecieron! Creo que fue el taller más bonito que hemos hecho…

Para hablar de otra cosa aparte de la comida, voy a contarles mi último fin de semana. Como el fin de semana anterior casi no habíamos dormido porque habíamos ido a una fiesta electrónica que se había alargado hasta el domingo por la noche, la semana pasada decidimos hacer algo más tranquilo. El sábado las Charlotte y yo nos fuimos a acampar a las « siete cascadas », sobre las cuales no sabíamos mucho sino que pocas personas conseguían ascenderlas todas. No muy tranquilizante: Justo antes de irnos, Lukas, un argentino que trabaja con nosotros, empezó a contarnos anécdotas aterradoras a propósito de turistas que habían terminado apuñalados o desvalijados cuando acampaban en las cascadas. Para evitar sufrir la misma suerte, Lukas nos aconsejó acampar en cascadas más altas, de acceso difícil en plena noche… A pesar de sus consejos que se pretendían tranquilizantes, al salir de su casa ninguna de nosotros estaba tranquila. Pero de todas maneras fuimos.

Una vez en el sitio, pensando que las cascadas debían de estar más arriba en la montaña, empezamos a subir una pequeña quebrada ubicada más abajo. Como no habíamos visto que un camino bordeaba la quebrada, escalamos caca cascada como pudimos. Por mucho que no eran muy grandes, con nuestros sacos de dormir, la carpa, más nuestras mochillas y bolsas de provisión, no parecíamos muy capaces. Cuando llegamos a la tercera cascada, encontramos tres alemanes que nos ayudaron a subir las bolsas de cascada en cascada. Para nuestra gran sorpresa en la cuarta cascada encontramos un grupo de jóvenes bolivianos haciendo una parrillada al borde de la misma. Después de unos minutos nos dimos cuenta que existía otro camino para acceder a las cascadas, mucho menos peligroso que él que habíamos tomado y que permitía acceder directamente a la cuarta cascada…

Por mucho que intenté subir la cuarta cascada, estaba demasiado peligrosa para que la escalemos con nuestras bolsas, y como el suelo de piedra de la tercera no permitía plantar la carpa, tuvimos que dar media vuelta. Mientras la luz del día empezaba a declinar, los bolivianos que habían terminado su parrillada y estaban para volver a Sucre en coche, nos indicaron con el dedo dónde estaba el único hostal del lugar: del otro lado del valle (no muy grande por suerte). Después de una hora de camino, llegamos delante de una especie de hacienda parecida a una ciudadela, con mini murallas y un lindo puente de acceso. Fue el jardinero que nos recibió y, para nuestra gran suerte, nos dejó campar en el pasto del hostal para 10 pesos cada una (es decir 1euro). Teníamos un poco de provisiones y lo necesario para el aperitivo, acceso a baños, y hasta luz encima de la carpa… ¿que más pedir? Además estábamos tan cansadas que a las diez ya dormíamos todas como bebes! Al día siguiente tuvimos que volver a caminar una hora antes de alcanzar el pueblo donde volvimos por el bus de mediodía ¡Nuestras discusiones con el jardinero nos confirmaron que había sido buena idea no dormir en las cascadas: varios turistas habían sido extorsionados a fin de robarles las cámaras, el dinero y hasta la ropa la semana anterior a nuestra llegada! ¡Las siete cascadas parecen ser una trampa perfecta para las turistas!

El domingo por la noche, Mickael (mi compañero de departamento) y yo fuimos a un concierto de rock folklórico. Estaba muy bueno. La banda tocaba sobre un pequeño escenario montado en medio de una calle (que por suerte acabaron por cortar la circulación). Los bolivianos bailaban en fila y tomaban « té con té » (es decir te con singan : un alcohol fuerte y bastante barato similar al pisco chileno, que la mayor parte del tiempo se toma con Sprite pero resultó delicioso mezclado con el té de canela). Además la banda, que era paceña, era buena. En fin, por rock folklórico era necesario comprender « música tradicional modernizada » ¡Los instrumentos tradicionales (quena, charango, zampoña) estaban acompañados por dos guitarras eléctricas, y quedaba muy bien!

Esta semana pasó tan rápido como una flecha. Durante el día, cuando no estoy en las bibliotecas, preparo mis talleres. Por cierto, gran noticia: Hoy día ha nacido “ Eva la maracuyá », una fruta montada sobre tres patas, realizada con papel maché, alambre y globo ¡Mi taller verduras y frutas de los Andes en papel maché pronto va a poder empezar! ¡Animo también dos mini talleres: en uno realizamos un juego de las siete familias de los alimentos, en el otro fabricamos botes para guardar los alimentos en la cocina de Villa Armonía. Añadido al taller « cocina » con las madres de Mesa Verde y «desayuno equilibrado » con los niños de Villa Armonía… ¡no es poco! Los niños, tímidos al principio, ahora nos conocen mejor y están a menudo impacientes por saber lo que hemos traído.

Dos tardes por semana, acompaño a las Charlotte a clases de aeróbic, en un gimnasio del centro. Las maquinas están viejas, las paredes cubiertas por pósteres de fisiculturistas que dan realmente miedo, las gradas son de madera y estamos un poco hacinadas, pero la profesora es muy dinámica y el ambiente caluroso, además hace bien desahogarse ! Respecto a las clases de quena, por el momento las he dejado, pero pienso volver a tocar en los próximos días ¿Pero porque los días solo duran 24 horas?

Un abrazo, hasta la vista y cuídense mucho

Marion

jeudi 14 mai 2009

Petits bonheurs en cascade


Au moment ou je commence ce billet, nous sommes lundi, jour de l’atelier avec les mamas de Mesa Verde. Ici c’est a fin de l’après midi et ça me fait bizarre de penser que vous devez tous être en train de dormir (il y a six heures de décalage entre la France et la Bolivie)!

L’atelier de cet après midi mérite d’être raconté ! La semaine dernière, les mamans avaient émis le souhait de faire du « pollo al horno », c'est-à-dire du poulet au four. Coline et moi pensions faire un atelier « cakes », mais comme poulet plus cakes ne me semblait vraiment pas constituer un menu raisonnable (surtout en plein après midi), j’avais négocié avec les mamans de troquer l’atelier cakes contre un nouvel « atelier salades ». Mais cette fois ci il s’agissait de salades vertes, beaucoup moins consistantes que celles du premier atelier (a base de céréales). J’avais prévu quatre salades et pris quelques risques en faisant entrer des fruits dans la composition de deux d’entre elles. J’avais encore pris soin d’inclure dans chacune un ou deux ingrédients riches en protéines et en lipides, tant pour ne pas choquer les mamans que pour que cela reste équilibré. Les quatre salades s’intitulaient ananas/pamplemousse/avocat, pommes/noix/œufs, avocats/carottes/tomates/poulet et fromage/œufs/concombre.

Quand je suis arrivée, les mamans étaient déjà à l’œuvre : Elles avaient mis les cuisses de poulet a tremper dans une grande bassine avec du jus de citron de la sauce soja et de la moutarde. Une fois toutes les cuisses de poulet imbibées de sauce, elles les ont mis au four et se sont installées aux tables ou j’avais disposé les recettes et les ingrédients pour l’atelier. J’avais peur que mes salades ne les « convainquent pas », mais au contraire, elles se sont tout de suite montrées curieuses de tester mes mélanges et l’atelier s’est bien déroulé. Mais le plus beau restait a venir : une fois les salades prêtes nous avons enfin pu annoncer aux mamans que nous avions amené des photocopies des recettes des ateliers pour chacune d’entre elles !

Je crois qu’elles étaient vraiment contentes parce qu’elles se sont empressées d’aller chercher les recettes, que nous avions disposées en rang d’oignon afin que chacune compose son dossier. Je me suis postée en début de file afin d’inscrire le nom de chaque maman sur son dossier, d’abord parce qu’elles ne savent pas toutes bien écrire, ensuite parce que malgré le fait qu’on en soit déjà au 8eme atelier, je ne connaissais toujours pas leur nom a toutes ! Le plus drôle était de voir les mamas recompter scrupuleusement leurs recettes afin d’être sures de n’en avoir oublié aucune. Ensuite, elles sont venues chacune leur tour nous demander a Coline et a moi d’apposer nos signatures sur leur dossier. Pendant quelques minutes l’atelier a pris des airs de séances de dédicaces ! Je n’en revenais pas…

Ensuite, nous avons décidé de faire une photo de groupe ! Depuis le début des ateliers, les mamas tournaient la tête des qu’on s’approchait pour prendre des photos, mais cette semaine leur attitude a changée. Je pense que le fait d’avoir commencé a leur montrer chaque photo juste après l’avoir prise les a mis en confiance. En tout cas, si sur les premières photos de groupe les mamas paraissaient intimidées, après quelques cliches l’ambiance s’est détendu et des sourires sont apparus ! Je crois que c’est le plus bel atelier que nous ayons fait…

Pour parler d’autre chose que de nourriture, je vais vous raconter ce que nous avons fait le week-end dernier. Comme le week end précédent nous n’avions quasiment pas dormi « a cause » d’une fête électro qui s’était prolongée jusqu’au dimanche soir, cette semaine nous avions décidé de la jouer plus soft. Samedi les Charlotte et moi avons décidé d’aller camper aux « sept cascades », dont nous ne savions pas grand-chose a part que peu de gens parvenaient à les grimper toutes. Pas très rassurant : Juste avant de partir, Lukas, un argentin qui travaille avec nous, a commencé a nous raconter des anecdotes terrifiantes a propos de touristes ayant fini poignardés ou dépouillés alors qu’ils campaient aux cascades. Pour éviter que nous subissions le même sort, Lukas nous a conseille d’aller camper dans les cascades les plus hautes, difficiles d’accès en pleine nuit… Malgré ses conseils qui se voulaient rassurants, au sortir de chez lui aucune de nous n’étaient très a l’aise. Mais nous sommes parties quand même.

Une fois sur le site, pensant que les cascades devaient se trouver en amont de la montagne, nous avons entrepris de remonter un petit ruisseau rencontré en contrebas. Comme nous n’avions pas vu qu’un chemin longeait le ruisseau, nous escaladions chaque cascade comme nous pouvions. Elles avaient beau ne pas être bien grandes, avec nos sacs de couchage, la tente, plus nos sacs de voyage et de provision pour le week end, nous ne faisions pas les fières. Arrivées a la troisième cascade, nous avons rencontré trois allemands qui nous ont aide a hisser les sacs de cascade en cascade. Et quelle ne fut pas notre surprise en tombant a la quatrième cascade sur un groupe de jeunes boliviens en train de faire une parrillada (gros barbecue) au bord de la cascade. En fait il existait un autre chemin pour accéder aux cascades, beaucoup moins périlleux que celui que nous avions emprunté, et qui permettait d’accéder directement a la quatrième…



J’ai eu beau tenter plusieurs fois l’ascension de la quatrième cascade, elle était vraiment trop dangereuse pour que nous l’escaladions avec nos sacs, et comme le sol de pierre de la troisième cascade ne permettait pas de planter la tente, nous avons du rebrousser chemin. Alors que la lumière du jour commençait à décliner, les boliviens qui avaient terminé leur parrillada et s’apprêtaient a remonter a Sucre en voiture, nous ont montré du doigt ou était le seul hôtel du coin : de l’autre cote de la vallée (pas trop grosse heureusement). Apres une bonne demi heure de marche, nous sommes arrivées devant une sorte d’hacienda aux allures de citadelle, avec mini remparts et joli pont d’accès. C’est le jardinier qui nous a reçu et, a notre plus grand bonheur, nous a laissé camper sur les pelouses de l’hôtel pour 10 « bolos » (environ 1€) chacune. Nous avions quelques provisions et de quoi prendre l’apéro, accès a des toilettes et des lavabos, et même de la lumière au dessus de la tente… que demander de plus ? Et puis nous étions tellement fatiguées qu’à 22h nous dormions toutes comme des bébés ! Le lendemain matin il a fallu remarcher une bonne heure avant d’atteindre le village ou nous avons repris le bus a la mi journée. Nos discussions avec le jardinier nous ont confirmé que nus avions bien fait de ne pas dormir aux cascades : plusieurs touristes s’étaient fait racketté appareils photos, argent et jusqu'à leur vêtement la semaine précédent notre venue ! Les sept cascades paraissent être un guet-apens parfait pour les touristes !

Le dimanche soir, Mickael (mon coloc) et moi sommes allés à un concert de rock folklorique. C’était super. Le groupe jouait sur une petite scène installée en plein milieu d’une route (qu’ils ont heureusement fini par couper à la circulation). Les boliviens dansaient en farandoles et buvaient du « thé au singani » (un alcool fort et pas très cher similaire au pisco chilien, qui se boit le plus souvent avec du schweppes mais s’est révélé délicieux mélangé au thé a la cannelle). Et puis le groupe, qui venait de la Paz, etait bon. En fait par rock folklorique il fallait comprendre « musique traditionnelle revisitée ». Les instruments traditionnels (quena, charango, zampoña) étaient accompagnés par deux guitares électriques, et avec ça rendait vraiment bien !

Cette semaine a passé comme une flèche. La journée, quand je ne suis pas dans les bibliothèques, je prépare mes ateliers. D’ailleurs grande nouvelle : Aujourd’hui est né « Eva la maracuya », un fruit monté sur trois pattes, réalisé avec du papier mâché, du fil de fer et un ballon. Mon atelier légumes et fruits des Andes en papier mâché va bientôt pouvoir commencer ! J’anime également deux minis ateliers : l’un de réalisation d’un sept familles des aliments, l’autre de fabrication de pots pour la cuisine de Villa Armonia ! Ajoutés à l’atelier « cuisine » avec les mamans de Mesa Verde et « petit déjeuner équilibré » avec les enfants de Villa Armonia… ça fait vraiment pas mal ! Les enfants, timides au départ, nous connaissent désormais mieux et sont souvent impatients de savoir ce qu’on a apporté.

Deux soirs par semaine, j’accompagne les charlottes à des cours d’aérobic, dans un gymnase du centre. Les machines sont vieilles, les murs recouverts de posters d’hommes bodybuildés qui font vraiment peur, les steps sont en bois et nous sommes un peu les unes sur les autres, mais la professeur est super dynamique et l’ambiance est chaleureuse, et puis ça fait du bien de se défouler ! Pour les cours de quena, j’ai un peu abandonné pour le moment, mais compte m’y remettre dans les prochains jours ! Mais pourquoi les journées ne durent-elles que 24h… ?

Des bisous, hasta la vista y cuidense mucho

Marion

lundi 27 avril 2009

Cocoroicoooo! (traducido al español!)

¡El tiempo pasa tan rápidamente! Desde mi último posteo estuve muy ocupada. Entre mis talleres que preparar, mis primeros contactos con los niños de las bibliotecas, mis clases de quena y de español, más unas fiestas… no tengo tiempo para aburrirme.Alegremente, si las semanas están bien ocupadas, los fines de semana permiten descansar. Por cierto el fin de semana pasado Charlotte y yo fuimos a reunirnos con Arnaud y Pierre (nuestros dos amigos franceses del principio) en Coroico, un pequeño pueblo de los Yungas, una región al norte de La Paz. , a caballo entre los Andes y la Amazonia. Aprovechamos el viernes festivo (Pascua) para irnos desde el jueves el autobús nocturno para La Paz.A pesar de su proximidad con La Paz, Coroico hace un gran contraste con el Altiplano. En tan solo tres horas de viaje, pasamos de 4500 a 1750m y la transformación del paisaje se percibe. A medida que se pierde altitud, el clima seco y ventoso se vuelve caliente y húmedo, las altas cumbres desnudas del Altiplano dan lugar a montañas medianas de vegetación abundante, ¡y la carretera se transforma en camino polvoriento!A nuestra llegada a Coroico una mala sorpresa nos estaba esperando: ¡todos los hostales estaban archí llenos! Empezamos por caminar de un hostal a otro, sin éxito. Finalmente, la noche (y la lluvia) cayendo, decidimos pedir ayuda a los habitantes. Me puse a ir de puerta en puerta explicando que aún una cueva nos convendría... ¡y funcionó! Después una veintena de casas, una mujer terminó por aceptar el alquilarnos una habitación. Claro era un poco más cara que si habiendo reservado un hostal, pero era eso o regresar a La Paz, así que para nosotros era simplemente milagroso.En Coroico hicimos dos paseos por las montañas. La primera debía llevarnos hasta tres grandes cascadas pero después de dos horas de camino dimos con una carretera cuyo borde había una pequeña cubeta alimentada por dos chorros de agua y donde se podía dar un remojón. Después, el agua de la cubeta corría en la carretera y se mezclaba con el barro traído por los camiones de turistas… ¡En resumen, no era el oasis perdido en las montañas que imaginábamos! En cambio, la presencia de bolivianos tomando el sol en la orilla de la carretera me confirmó que en Bolivia, como en México, el fin de semana sigue siendo la ocasión de salir en familia y hacer ocios simples. También me recordó mi estancia en Puebla hace varios años, cuando cada domingo con toda la familia nos íbamos al restaurante, a la feria, o también al cementerio…Debió ser lo mismo en Francia hace unos años, en la época de las familias numerosas y de los ocios masivos…El sábado por la noche una fiesta fue organizada en la plaza central ¡Tuvimos la oportunidad de asistir a un concierto y un espectáculo de bailes afro bolivianos! ¡Existe una población negra en Bolivia ! Traídos como esclavos para trabajar en las minas varios siglos atrás, habiéndose ido los conquistadores, esos africanos se refugiaron en los Yungas y se instalaron allá ! Si bien en sus bailes y en su música todavía se siente la influencia de raíces africanas , son bolivianos de pleno derecho. Además, nos demostraron ampliamente en sus cantos su afecto hacia la nación.
Apenas regresadas a Sucre, tenia taller con las mamás en Mesa Verde. Por suerte era Coline quién estaba encargada de preparar el taller. Después del taller “ensaladas” y del taller “sopa de maní”, Coline había escogido hacer un taller “queques al yogurt”. Todo nos fue bien hasta el momento en que teníamos que poner los queques a cocer. Fue entonces cuando nos dimos cuenta de que la garrafa de gas (aquí todo funciona con gas) del horno estaba vacía. Fuimos a comprar otra pero como la manguera dejaba escapar el gas, después unos minutos él que se había propagado en el aire se inflamó. Afortunadamente la bibliotecaria se precipitó para cerrar la llave del gas, pero nos espantó mucho. Finalmente Coline trajo los 4 queques a nuestra casa para cocerlos en nuestro horno. Mañana es mi turno de animar el taller. He previsto un taller « quiches ». Ojala funcione el horno.Entre los otros acontecimientos destacables de esos últimos días, estuvo nuestro paso por el hospital. Tranquilícense, nadie se enfermó, solo era un paso obligatorio para obtener la visa. Entre una tonelada de otros papeleos y trámites que Elodie se encarga de hacer por nosotros, había una prueba de sangre y una radiografía del tórax. Primero hacia falta conseguir una orden del médico para ir luego a hacer la prueba de sangre. Un detallito: como el médico llegaba a las 8 y las tomas de sangre tenían lugar entre 7 y 8, no podíamos hacer las dos el mismo día y tuvimos que ir dos mañanas seguidas a las 7. Al menos he ganado un examen de sangre gratis y conocido mi tóraxDe hecho, no hace mucho tiempo que los tramites migratorios se han endurecido. Debe haber nacido enseguida a la carta abierta dirigida por Morales a los europeos hace dos o tres años (A leer en definitiva: http://www.alterinfos.org/spip.php?article2422). La había escrito luego del endurecimiento por parte de España de sus políticas migratorias y a la publicación de la « directiva retorno ». Aunque incitaba los extranjeros a ir a trabajar en su suelo desde hacia varios años, con esa directiva España (y Francia luego) se puso a promocionar el regreso de los inmigrantes a sus países de origen. En su carta, Morales amenazaba con aplicar a los residentes europeos de paso en Bolivia los mismos trámites que los sufridos por los bolivianos en el Viejo Continente. Yo entiendo la decisión de Morales. Este endurecimiento no es deseable en sí mismo pero era el único recurso de los bolivianos para hacer entender a nuestros países que no pueden hacer lo que quieren con sus extranjeros, aún menos si les han incitado a ir.

Mientras tanto, yo, que detesto tener que vérmelas con la administración, intenté tomar esos trámites con filosofía, diciéndome que padezco las políticas injustas conducidas en mi país. El martes pasado, era el dia del niño. No he conseguido saber el origen y la edad de esta tradición pero les puedo decir que tiene éxito ! En esta ocasión, hemos organizado una tarde recreativa con los niños de las cuatro bibliotecas gestionadas por la asociación. Con Magali, una interna en pedagogía de práctica en Ayni, decidimos hacer el juego de la tela de araña. Los niños debían pasar lo más rápido posible entre hilos de lana tensados sin tocarlos. Pareció gustarles. Luego tuvo lugar la tradicional carera de bolsa que funcionó bien, también. Aquí los animadores no tienen muchas reglas de seguridad a respectar y a veces puede ser desconcertante. Yo, que estaba acostumbrada a contar los niños cada dos minutos y a formar de nuevo las filas a cada rincón de calle, voy a tener que cambiar mis costumbres. Sin embargo, vistos los delirios legislativos en vigor en Francia, hace bien poder organizar actividades sin tener que estar siempre pensando en lo peor (no pienso que me hubieran dejado organizar esta carera en Francia… es cierto, un niño podría caer…. ¡Y ha pasado más de una vez!)
Después de las clases de quena (que acaban mañana), mis clases de español son el segundo placer de la semana. Primero, hace bien hablar en español porque en casa casi sólo hablamos francés. Luego permite ver de nuevo varias reglas olvidadas, de levantar mis viejas dudas y de mejorar mi español escrito. Me reconcilié con mis viejas costumbres de alumna modelo y hostigo al profe con preguntas durante toda la clase.

El mas pequeño tocador de zampoña del centro cultural de los Masis
Aparte de eso, la vida entre siete personas va bien, con sus buenos y sus malos lados. Lo bueno es el placer de sentirse como en una pequeña familia, de ir a buscar el pan por la mañana, de cocinar y comer juntos, de organizar fiestas en la terraza, de encontrar los amigos de los otros, o también de tener siempre a alguien al alcance de la mano para ayudar o escuchar… Lo menos bueno es que es difícil aislarse los días de mala leche, duro estar siempre a la escucha de los otros cuando lo necesitan, o también estar disponible para ayudar cuando había previsto hacer otra cosa. En todo caso, un buen punto es que a nivel práctico la vida en colectividad va bien. Aunque cada dos días un grifo empiece a gotear o que un enchufe se rote cada uno poniendo un poco del suyo, siempre acabe por ser arreglado (con la ayuda de Nelly y Elodie, siempre alertas a lo que podemos necesitar).Último pequeño recuerdo antes de dejarles: ¡los que quieran venir son bienvenidos! Sucre es una ciudad realmente preciosa y una buena etapa de viaje. Haré pronto un breve descriptivo de las cosas que hay que ver en los alrededores: el Salar de Uyuni, las minas de Potosi, la Cordillera de los Andes (donde hay un montón de caminatas que hacer), la foresta amazónica, La Paz, el lago Titicaca, las comunidades indígenas… y yo claro, que les acoja con los brazos bien abiertos y les prometo una iniciación como es debido a las costumbres bolivianas así como una visita completa de la ciudad (¿y de sus bares?).Bueno, aquí me paro!
Con mucho cariño, que estén todos bienHasta la próximaMarion

mercredi 22 avril 2009

Cocoroicooo!

Le temps a passé vite depuis mon dernier billet. Je suis bien occupée. Entre mes ateliers à préparer, mes premiers contacts avec les jeunes des bibliothèques, mes cours de flûte et d’espagnol, plus quelques fêtes… je n’ai pas le temps de m’ennuyer.

Heureusement, si les semaines sont chargées, les week-ends permettent de se reposer. D'ailleurs le week-end dernier Charlotte et moi sommes allées retrouver Arnaud et Pierre (nos deux amis français du départ) a Coroico, un petit village situé dans les Yungas, une région au Nord de La Paz. , a cheval entre les Andes et l’Amazonie. Nous avons profité du vendredi férié (Pâques) pour partir des le jeudi soir par le bus de nuit pour la Paz

Malgré sa proximité avec la Paz, Coroico est tout ce qu’il y a de plus dépaysant. En trois heures de voyage, on passe de 4500 à 1750m et la transformation du paysage s’en ressent. Au fur et a mesure qu’on perd de l’altitude, le climat sec et venteux devient chaud et humide, les hauts sommets pelés de l’Altiplano font place a de moyennes montagnes a la végétation luxuriante, et la route goudronnée se transforme en piste poussiéreuse !

A notre arrivée à Coroico une mauvaise surprise nous attendait : tous les hôtels étaient archi complets ! Nous avons commencé par marcher d’un hôtel à l’autre, sans succès. Finalement, la nuit (et la pluie) tombant, on a finalement décidé d’aller demander leur aide aux habitants. Je me suis mise à faire du porte a porte en expliquant que même une cave nous conviendrait... et ça a marché ! Au bout d’une vingtaine de maisons, une femme a fini par accepter de nous louer une chambre. C’était forcement un peu plus cher que si on avait réservé un hôtel, mais c’était ça ou retourner a La Paz, donc pour nous c’était juste miraculeux.

A Coroico nous avons fait deux belles balades dans les montagnes. La première devait nous amener jusqu'à trois grandes cascades. En fait, après 2 bonnes heures de marche dans les montagnes, nous avons débouché sur une route au bord de laquelle se trouvait un petit bassin alimenté par deux filets et où on pouvait faire trempette. L’eau du bassin s’écoulait ensuite sur la route, se mêlant à la boue amenée par les camions de touristes… Bref, ce n’était vraiment pas l’oasis perdue dans les montagnes que nous imaginions! Par contre, la présence de boliviens sur des chaises longues au bord de la route m’a confirmé qu’en Bolivie comme au Mexique le week-end est toujours l’occasion de s’échapper en famille, vers des loisirs simples. Cela m’a egalement rappelé mon séjour a Puebla il y a quelques années, quand chaque dimanche avec toute la famille on partait au restaurant, a la fête foraine, a la foire, ou encore au cimetière…Cela devait être pareil en France il y a quelques années, a l’époque des familles nombreuses et des loisirs de masse…

Le samedi soir une fête était organisée sur la place centrale de Coroico. Nous avons eu la chance d’assister à un concert et des danses afro boliviennes ! Eh oui, il existe une population noire en Bolivie ! Amenés comme esclaves pour travailler dans les mines il y a plusieurs siècles, une fois les conquistadores partis, ces africains se sont réfugiés dans les Yungas et s’y sont installés ! Si dans leurs danses et leur musique on sent encore l’influence de lointaines racines africaines, ce sont des boliviens a part entière. Ils nous ont d'ailleurs largement démontré par leur chants leur attachement a la nation.





A peine rentrée à Sucre, j’avais atelier avec les mamans de Mesa Verde. Heureusement c’était Coline qui était chargée de préparer l’atelier. Apres l’atelier salades et l’atelier soupe de cacahuetes, Coline avait choisi de faire un atelier gâteaux au yaourt aux fruits. En fait tout s’est bien passé jusqu'au moment ou il a fallu cuire les gâteaux et ou on s’est rendu compte que la bouteille de gaz (ici tout marche au gaz) du four était vide. On est allée en acheter une nouvelle, mais comme le tuyau fuyait, au bout de quelques minutes le gaz qui s’était répandu dans l’air a pris feu. Heureusement la bibliothécaire s'est precipitée pour éteindre le robinet du gaz, mais ça nous a quand même fait une belle frayeur. Finalement Coline a ramené les 4 gâteaux a la maison pour les cuire dans notre four (et s’est mis un chauffeur a dos en renversant plein de pâte dans son bus). Demain c’est mon tour d’animer l’atelier. J’ai prévu un atelier quiches. Je prie donc pour que le four fonctionne



Parmi les autres événements marquant de ces derniers jours, il y a eu notre passage par l’hôpital. Rassurez vous, personne n’a été malade, c’était juste un passage obligé pour obtenir le visa. Parmi un paquet d’autres paperasses et démarches qu’Elodie se chargent de faire pour nous, il y avait une prise de sang et une radio du thorax. Il fallait d’abord obtenir une ordonnance du médecin pour aller ensuite faire la prise de sang. Petit détail : le médecin arrivant a 8h, et les prises de sang n’ayant lieu qu’entre 7 et 8h, on ne pouvait pas faire les deux le même jour et nous avons du venir deux matins de suite a 7H. J’ai au moins gagné un examen sanguin gratuit et fait connaissance avec mon thorax



En fait cela fait peu de temps que les démarches migratoires se sont durcies. C’est certainement né des suites de la lettre ouverte adressée par Morales aux européens il y a deux ou trois ans(A lire absolument : http://www.alterinfos.org/spip.php?article2422). Il l’avait écrite suite au durcissement par l’Espagne de ses politiques migratoires et à la publication de sa « directive retour ». Alors qu’elle encourageait les étrangers à venir travailler sur son sol depuis plusieurs années, l’Espagne (et la France a sa suite) a soudainement coupé le robinet et s’est mis à promouvoir le retour au pays. Dans sa lettre, Morales menaçait d’appliquer aux ressortissants européens de passage en Bolivie les mêmes démarches que celles que subissent les boliviens sur le vieux continent. Ayant été témoin lorsque je vivais en Espagne des galères de mes colocataires latino (emplois illégaux, sorties régulières du pays pour renouveler un visa…), je comprends la décision de Morales. Ce durcissement n’est pas souhaitable en lui-même mais il était le seul recours des boliviens pour faire comprendre a nos pays qu’ils ne peuvent pas faire ce qu’ils veulent avec les étrangers, encore moins quand ils les ont encouragé à venir…
En attendant, moi qui déteste avoir affaire avec l’administration, j’essaye de prendre ces démarches avec philosophie en me disant que je fais les frais des politiques injustes menées dans mon pays. N’empêche, pourvu qu’on ait bientôt un visa…








Raúl, mon chouchou a Urkupiña. Il parle a peine espagnol mais ses grands sourires compensent largement la parole et il est toujours partant pour tout!
















Mardi dernier, c’était El dia del niño, c'est-à-dire la fête des enfants. Je n’ai pas réussi à savoir l’origine et l’age de cette tradition mais je peux vous dire qu’elle a du succès. A cette occasion, nous avons organisé une après midi récréative avec les enfants des quatre bibliothèques gérées par l’association. Avec Magali, une interne en pédagogie en stage a Ayni, nous avons décidé de faire le jeu de la toile d’araignée. Les enfants devaient passer le plus vite possible entre des fils de laine tendus sans les toucher. Ca a eu l’air de leur plaire. Ensuite a eu lieu la traditionnelle course de sac qui a bien fonctionné elle aussi. Ici les animateurs n’ont pas vraiment de règles de sécurité à respecter et c’est parfois un peu déroutant. Moi qui étais habituée à compter les enfants toutes les deux minutes et à reformer les rangs à chaque coin de rue, je vais devoir changer mes habitudes. N’empêche, vu les délires législatifs qui ont cours en France, cela fait du bien de pouvoir organiser des activités sans avoir sans arrêt a envisager le pire (je ne suis pas sure qu’on m’aurait laisse organiser cette course de sacs en France… c’est vrai, les enfants pouvaient tomber…d’ailleurs c’est arrivé plus d’une fois).



Apres les cours de quena (qui se terminent demain), mes cours d’espagnol sont mon autre grand plaisir de la semaine. Déjà ça fait du bien de parler espagnol car à l’appart on parle surtout en français. Et puis ça me permet de revoir pas mal de règles oubliées, de lever mes vieux doutes et d’améliorer mon espagnol écrit. J’ai renoué avec mes anciennes habitudes d’élève modèle et harcèle mon prof de questions à longueur de cours. Le plus petit joueur de zampoña du centre culturel des Masis

Sinon la colocation se passe bien, avec ses bons et ses mauvais cotés. Les bons c’est le plaisir de se sentir comme dans une petite famille, d’aller chercher le pain pour 7 le matin, de cuisiner et manger a plusieurs, d’organiser des grosses soirées sur la terrasse, de rencontrer les amis des autres, ou encore d’avoir toujours quelqu’un a portée de main pour vous aider ou vous écouter… Les moins bons c’est qu’il est dur de s’isoler les jours de mauvaises humeurs, dur d’être toujours a l’écoute des autres quand ils en ont besoin, ou encore de se rendre disponible pour aider quand on avait prévu de faire autre chose. En tout cas, un bon point c’est qu’au niveau pratique la vie en collectivité se passe plutôt bien. Même si tous les deux jours un robinet se met à fuir ou qu’une prise disjoncte, chacun y mettant un peu du sien, ça finit toujours pas être réparé.

Assia fait dodo...

Petit dernier rappel avant de vous laisser : ceux qui le souhaitent sont les bienvenus ! Sucre est vraiment une belle ville et une bonne étape de voyage. Je ferai bientôt un petit descriptif des choses a voir aux alentours: le Salar d’Uyuni, les mines de Potosi, la Cordillère des Andes (qui invite a de super treks), la foret amazonienne, La Paz, le lac Titicaca, les communautés indigènes… et puis moi bien sur, qui vous accueille a bras ouvert et vous promet une initiation en bonne et due forme aux coutumes boliviennes ainsi qu’une visite complète de la ville (et de ses bars).





Les enfants des quatre bibliotheques reunis devant le spectacle de clown de Lukas un volontaire argentin avec qui je vais monter un atelier marionnettes!



Allez, je m’arrête la! Con mucho cariño, que estén todos bien

Hasta la próxima

Marion